Présentation,
historique et
travaux
du réseau
Européen Eglises et
Libertés
préparé par le
secrétariat 30 janvier 2009
I
Création et Genèse
II Objectifs et Orientation
III Travaux
III.1 Pour une Eglise
Prophétique
III.2 Interactions
religion/Société
IV Coopérations au sein du
réseau
V Publications
I Création, Genèse et
évolution du groupe
L’idée de la création d’un réseau
de mouvements de catholiques réformateurs partageant des
idéaux communs est
née des rencontres personnelles
entre
Hubert Tournès, membre du mouvement français Droits et
Libertés dans les
Eglises (DLE)[1]
et
Cette idée a été murie lors de la conférence où il été décidé d’élargir les encontre annuelles à d’autres associations.
Le Réseau européen Eglises et
Libertés (EN/RE) est né lors
de la
deuxième Conférence
européenne pour les
droits et les libertés dans l’Eglise
(CEDLE)
qui a eu lieu à Eschborn près de Francfort en Allemagne
en 1991, année aussi de
la première rencontre du réseau de langue allemande
Kirche im Aufbruch (Eglise
en mouvement). En 1995, il a
été décidé que
la CEDLE ferait partie du réseau Européen, puis elle
s’est récemment dissoute
dans le réseau européen. Le groupe évoluant et
s’élargissant, il a été décidé
en 1996 de rédiger une charte qui a ensuite été
amendée à plusieurs reprises,
la charte actuelle datant de 2005 (www.european-catholic-people.eu).
Au
départ, le Réseau
était focalisé sur les
problèmes internes à l’Eglise catholique. C’est pourquoi,
se sont associées au
réseau européen de nombreuse branches du mouvement
international « Nous sommes l’ Eglise » fondé à Rome en 1996
à la suite du référendum sur une
Pétition du peuple chrétien (www.are-church.org) lancé en 1995
par des catholiques en Autriche,
puis en Allemagne et Sud-Tyrol pour un
renouveau de l’Eglise catholique dans l’esprit de Vatican II et
signé par
2.500.000 personnes.
Cependant, la préparation du Traité constitutionnel européen (TCE) a amené le réseau Européen a évoluer et à s’intéresser de plus en plus aux relations Eglise et société dans l'Union européenne et à prendre une part active au débat public sur les article du projet de traité à ce sujet et en matière de démocratie participative et à faire de même lors de la préparation du traité de Lisbonne. Ce fut le premier engagement civique du Réseau européen qui s'est ensuite investi, depuis 2002, dans les Forums Sociaux Européen au cours desquels il propose des séminaires permettant une réflexion évangélique sur les thèmes des forums.
Lors de sa rencontre annuelle de 2004 à Zurich, le Réseau Européen a alors décidé d'accroître son implication civique et sociétale, notamment au niveau européen. Il a ainsi décidé de demander le statut participatif au Conseil de l’Europe. Cette orientation l’a amené à modifier en conséquence ses objectifs énoncés dans sa charte, modifications approuvées lors de la rencontre annuelle de Madrid en 2005. Le réseau Européen s’est alors investit dans le groupe de travail multiparti sur religion et Politique du parlement européen. Il participe à tous les travaux de ce groupe et fait entendre une voie de catholiques qui ne partagent pas nécessairement les mêmes orientations que les représentants de l’institution.
En même temps que s’élargissait son intérêt vers les problèmes de société traités par les institutions européennes, le réseau européen décidait de s’ouvrir au dialogue interreligieux lors de la rencontre annuelle de 2005 à Madrid, puis au dialogue interconvictionnel lors de la rencontre annuelle de Wiesbaden en 2006. Le Réseau Européen a ainsi organisé un séminaire avec les orthodoxes et les musulmans lors du Forum Social de Londres en 2005, puis élargi à d’autres convictions dans les années suivantes. En parallèle, le réseau Européen mettait en place un groupe de travail International, Interculturel et Interconvictionnel, appelé G3I, et rassemblant des représentants d’associations et de personnes de religions, convictions et cultures différentes provenant de différents pays de l’Europe pour réfléchir aux problèmes de la cohésion sociale et de la laïcité dans une Europe multiculturelle et multiconvictionnelle.
Le
développement des activités
du réseau européen et les
travaux qu’il
a menés sur le dialogue interculturel et interconvictionnel
ainsi que sur
les interactions
religion/société au
niveau européen à la fois au sein du Conseil de l’Europe,
au sein du groupe de travail multiparti
sur religion
et Politique du parlement européen et dans le cadre des Forums
sociaux
européens, a amené le
Conseil de
l’Europe a lui accorder le statut
participatif en janvier 2008. Ce statut
permet au Réseau Européen de participer activement aux
travaux du Conseil de
l’Europe, et plus particulièrement de sa conférence des
OING, et d’apporter
ainsi l’expérience et la vision de chrétiens
réformateurs.
La rencontre annuelle
de 2008 du Réseau Européen à Strasbourg,
précédée la
veille par la tenue du Conseil d’IMWAC, a accueilli la Coordination
européenne
des Communautés de Base. Cette concertation a permis à
IMWAC, à la Coordination
Européenne des Communautés de Base et au Réseau
Européen Eglises et Libertés de
se concerter pour coordonner leurs actions
ecclésiales respectives.
II Objectifs et Orientations
La
nature du réseau Européen, ses objectifs et
son orientation sont
définis dans sa charte dont des extraits sont donnés
ci-dessous
(b) Le
Réseau européen Eglises et Libertés est une
convergence spontanée
d’organisations – associations,
communautés, groupes et réseaux informels – de
chrétiennes et de chrétiens
majoritairement catholiques d’Europe partageant (1) la vision d’une
Eglise
prophétique, œcuménique, solidaire, aimante qui n’exclut
ni ne discrimine et
qui marche dans la voie de Jésus le libérateur et (2) la
volonté d’œuvrer dans
le respect de la diversité culturelle et religieuse pour la
paix, la justice,
la liberté, les droits humains et la démocratie, y
compris dans l’Eglise
Catholique. (Cf Déclaration des droits et
libertés dans l’Eglise catholique, Réseau
Européen 1994, http://droits-libertes-eglises.tk/
).
( c) Le Réseau
européen Eglises et Libertés est
associé à des groupes et à tout mouvement ou
réseau poursuivant les mêmes buts
partout dans le monde.
(d) Il se
déclare membre de l’Eglise Catholique
en qualité d’association jouissant de la liberté
d’association selon le droit
de l’Eglise catholique (Canon 215).
Le Réseau a
pour buts:
(a) d’œuvrer, par la
réflexion, la proposition et
l’action, selon la vision et la volonté affirmées au b) du préambule
(b) d'apporter soutien et
solidarité aux personnes
et aux groupes qui partagent ses buts partout dans le monde
http://www.european-catholic-people.eu/euronews.html
1) au niveau de chacun des pays de l’Europe dans lesquels il est représenté par ses organisations membres. L’existence du réseau permet de soutenir ses associations membres qui sont ainsi moins isolées et de les aider en diffusant les contributions des autres membres. Il n’est pas possible dans ce résumé de décrire tous les travaux effectués dans les différents pays. Il est recommandé de regarder ce que fait chacun des membres du réseau européen. La liste des membres avec leur site web est placée dans l’annexe II.
2) au niveau européen. C’est dans ce domaine que l’existence du réseau est la plus spécifique car il peut aborder les problèmes au niveau européen en tant qu’ONG européenne. Il permet ainsi de reprendre les travaux des associations membres et d’en faire une recension au niveau européen, ce qui amplifie leurs contributions. Seuls les travaux du réseau Européen en tant que tel seront présentés dans ce rapport.
*
Œuvrer par la réflexion, la
proposition et l’action pour une Eglise
prophétique, œcuménique, solidaire, aimante qui n’exclut
ni ne discrimine et
qui marche dans la voie de Jésus le libérateur
*
Œuvrer par la réflexion, la
proposition et l’action
pour la paix, la justice, la liberté, les droits humains et la
démocratie, y
compris dans l’Eglise Catholique, dans le respect de la
diversité culturelle et
religieuse.
III.1 Actions pour une Eglise prophétique
i) au cours de journées
d’études organisées lors
des rencontres nationales
Plusieurs thèmes ont été abordés. Les plus récents :
- « Les trois religions abrahamiques
ont-elles un avenir sans
patriarcat ? » Wiesbaden 2006.
Un
bref compte rendu est donné dans EURONEWS
27 p 40, accessible sur le site du réseau européen
à l’adresse : http://www.european-catholic-people.eu/euronews27.pdf
- « Le peuple de Dieu
dans un monde en mouvement » Lisbonne 2007
- « Implications de la
sécularisation et de la laïcité
pour la vie des personnes, des institutions religieuses et de
l’intelligence de
la foi. » Strasbourg
2008. La note d’intervention de Joseph Moingt s.j. est accessible dans
EURONEWS
31 page 40 à l’adresse :
a) Le réseau européen a entrepris un important travail de réflexion sur la spiritualité.
- Une première phase a été menée pour la préparation du 2ème forum mondial théologie et libération qui s’est tenu en janvier 2007 sur le thème « Une nouvelle spiritualité pour un autre monde possible ». Le texte de base préparé pour ce forum est accessible à l’adresse : http://www.european-catholic-people.eu/nairobispiritualite1f.pdf
- Une deuxième phase a été un long travail sur ce texte effectué dans l’atelier spiritualité. Ce travail de réflexion est présenté dans EURONEWS 30 page 40, accessible à l’adresse : http://www.european-catholic-people.eu/euronews30frsb.pdf
- Une troisième phase est une réflexion sur une spiritualité féministe qui fera l’objet d’une journée d’étude lors de la rencontre annuelle de Londres en 2009. Un document de travail est publié dans EURONEWS 31 page 84
http://www.european-catholic-people.eu/euronews31fr.pdf
Un atelier a été tenu par le réseau Européen lors du 2ème Forum Mondial Théologie et Libération de Nairobi en janvier 2007, ainsi qu’au 2ème Forum Social Mondial. Un comte rendu a été publié dans EURONEWS 28 page 61
http://www.european-catholic-people.eu/euronews28.pdf
b) Un
travail sur l’attitude du Vatican, les ministères et les
communautés
célébrantes :
« Faire Eglise
autrement ».
Ce travail s’appuie sur les
travaux réalisés
dans les différentes associations membres et un atelier
spécifique y a
réfléchi. Un document de soutien au rapport
« l'Eglise et le Ministère, 2007 des dominicains de Hollande a
été publié .
- Protestations dans plusieurs
pays d’Europe
(Allemagne, Espagne, France…) contre les positions de la
hiérarchie catholique
concernant l’homophobie, sa discrimination de genre
- Rapports sur les abus
sexuels dans
l’Eglise Catholique[2]
Ces
rapports d’ONG,. –quinquennaux parallèles
à ceux des Etats, sur la manière dont les lois du Saint
Siège affectent
l’application dans leur pays de la CIDE - comportent des
recommandations à la
Commission des droits de l’enfant de l’ONU, au gouvernement du pays en
cause,
aux autorités catholiques nationales, au Saint Siège. Ils
ont été présentés à
la commission des droits de l’enfant de l’ONU et transmis aux
autorités
religieuses et politiques du pays. Un suivi est assuré
- Protection
contre le VIH-Sida et position de
l’Eglise Catholique
- Nombreuses
pétitions et textes publiés dans la presse
La dernière action a
été la publication d’une
interpellation pour le quarantième anniversaire de l’encyclique
Humanae Vitae
Cf. les comptes rendus dans EURONEWS 31 p 77 http://www.european-catholic-people.eu/euronews31fr.pdf
- thème de la journée
d’études
lors de
la rencontre de 2006 à Wiesbaden: « Les
trois religions abrahamiques ont-elles un avenir sans le
patriarcat ? » Cf Euronews n° 27 p 40
http://www.european-catholic-people.eu/euronews27.pdf
- 20-21 Janvier 2006, soutien au
colloque
international et œcuménique « Des femmes
prêtres, enjeux pour la société
et pour les églises » organisé par Femmes et
Hommes en Eglise du Réseau
des Parvis (membres du RE/EN) et le centre Genre en christianisme. 150
participant/e/s (Europe, Canada, ..) Actes publiés en Mai 2006,
Hors-Série de
la revue Parvis
-
de
travailler dans le domaine des interactions et des influences
réciproques entre
société et religion, entre
vie
culturelle et vie religieuse, ainsi qu’entre société,
Etats et Eglises.
- de contribuer à
rendre pacifiques, justes
et constructifs, pour le mieux- être des personnes et de la
société, tant en
Europe que dans le monde, les rapports entre les hommes et les femmes
ayant des
religions différentes, entre les communautés religieuses
et la société, dans le
respect des droits de l’Homme, y compris les
droits des femmes et les droits des
enfants,
dans le respect de l’égalité des genres et dans le
respect des convictions et
des croyances.
Des
journées d’études ont été
consacrées à l’Europe
Ces journées
d’étude
rassemblent de 80 à 200
personnes selon les années
-
Bruxelles (2003) : « Eglise et société
Européenne ». Il
s’agissait de travailler sur le projet de traité
constitutionnel, notamment les
parties concernant les religions et la commission
-
Madrid (2005 ) : « L’Espagne et l’Europe
aujourd’hui : analyse
de la situation et des positions des Eglises ». Atelier qui
a abordé la
question de la situation de l’Eglise en Espagne, vis-à-vis de
l’Europe (Rapport
publié dans Euronews n°25),
-
Strasbourg (2008) : « La sécularisation dans une
Europe
multiculturelle et multiconvictionnelle en quête de
cohésion sociale autour de
valeurs communes' : Implication au niveau des personnes de
convictions
différentes, de la société civile (y compris les
institutions religieuses), et
de l’Etat. »
Des ateliers organisés pendant les
rencontres annuelles du réseau
Chaque année un atelier est consacré à l’Europe et aux positions que doit prendre le réseau Européen. L’atelier de l’année 2008 a été particulièrement consacré aux responsabilités du réseau dans le cadre de son statut participatif auprès du Conseil de l’Europe, atelier dans lequel la Présidente de la Conférence des ONG est intervenue.
D’autres thèmes sont abordés :
- 6-8 mai 2005 : Madrid « les bases du dialogue interreligieux et interculturel dans l’Europe d’aujourd’hui » (Rapport publié dans Euronews n°25). Le travail de cet atelier est à l’origine du G3I dont il est question plus loin.
Le réseau Européen Eglises et Libertés étant doté du statut participatif du Conseil de l’Europe, fait partie de la Conférence des OING du Conseil de l’Europe qui en est le quatrième pilier (les trois autres étant : le comité des ministres, l’assemblée parlementaire et le congrès des pouvoirs locaux et régionaux). Il est représenté dans cette conférence par un représentant officiellement mandaté. Dans ce cadre, le réseau Européen contribue aux travaux du Conseil de l’Europe en participant activement aux quatre sessions annuelles. Il fait entendre une voie de chrétiens de base (en majorité catholiques) sur les problèmes de société au Conseil de l’Europe qui jusqu’à présent s’appuyait essentiellement sur les interventions de la hiérarchie et de celle des Organisations Internationales Catholiques (OIC). Il est invité à participer aux travaux préparatoires des OIC ayant le statut participatif. Un compte rendu des activités est publié dans les numéros d’EURONEWS. Il a particulièrement travaillé sur la dimension religieuse du dialogue interculturel, lors de la préparation du livre blanc sur le dialogue interculturel du Conseil de l’Europe. Son représentant a été invité à participer à deux colloques de travail à St Marin et à Lisbonne.
- dans le cadre du groupe de travail
multiparti sur religion et politique du parlement européen.
Le réseau européen est représenté par deux membres dont l’un en assure le secrétariat. Ce groupe de travail donne les éléments de discussion et de décision aux parlementaires sur les questions dans lesquelles la religion est impliquée (concordats, subventions, prises de position, etc..). Le réseau européen joue un rôle actif dans ce groupe
- dans le cadre d’un groupe de travail
ouvert à d’autres associations appelé Groupe
International Interculturel et
Interconvictionnel (G3I) dont le réseau Européen
assure la coordination
Ce
groupe de travail est constitué de membres individuels et de
membres
représentant des associations de différentes cultures,
différents courants de
pensée (différentes religions, humanistes, agnostiques,
athées). Il cherche à
identifier et mettre en avant ce qui permet de vivre ensemble,
notamment les
valeurs partagées par tous. Il travaille
- à la clarification des concepts
interculturel, interreligieux et interconvictionnel
- à définition, d’une laïcité
européenne
- la recherche, dans le cadre d’une laïcité
européenne, d’espaces dans lesquels les convictions peuvent
s’exprimer sans
être instrumentalisées par la politique et les pouvoirs.
- contribué au livre blanc du conseil de
l’Europe Cf : http://www.european-catholic-people.eu/reponseg3i.pdf
- organisé en octobre 2007 un colloque au
conseil de l’Europe sur le thème :
« Cohésion sociale dans une Europe
multiculturelle, rôle et impact des courants de pensée et
des religions ».
Un résumé de ce colloque a été
publié dans deux revues et est accessible à
l’adresse : http://www.european-catholic-people.eu/articlecolloque3i.pdf
et les actes de ce colloque sont en cours de
publication et se trouvent sur le site du Conseil de l’Europe à
l’adresse :
http://www.european-catholic-people.eu/actecolloque3I.pdf
- Mai 2008 dans les locaux de la commission
européenne au colloque organisé par la
Fédération Humaniste Européenne sur le
thème « Laïcité et droits de l’Homme,
valeurs universelles et
indissociables »
- Mars 2009 dans les locaux du parlement
européen à Bruxelles dans le cadre de la
conférence débat « La laïcité de
l’Union Européenne »
Les
forums sociaux européens altermondialistes sont des rencontres
de militants et
d’associations qui veulent réfléchir aux problèmes
sociaux en Europe et
contribuer aux solutions à ces problèmes. Si les
réseaux chrétiens et
catholiques ont été très présents dans les
premiers forums, ils sont maintenant
de moins en moins et le réseau Européen fait partie des
quelques organisation
de conviction chrétienne qui abordent les problèmes
religion /société dans ces
forums. Voici les conférences organisées par le
réseau Européen en coopération
avec d’autres organisations. Ces conférences attirent entre 60
et 200
participants suivant les années et les sujets :
-
Florence (2002) on a discuté sur la manière de faire face
à la globalisation à
partir de la foi dans l’Evangile
-
Paris St Denis ( 2003) « Quelle Europe voulons-nous en tant
que
Chrétiens »
-
Londres (2004) :« Elaboration d’une perspective
interreligieuse et
prophétique pour les structures économiques et sociales
de l’Europe et pour ses
relations internationales. »
- Athènes (mai 2006) « Une Ethique sociale
commune aux Religions Monothéistes pour
le futur de l’Europe »
- Malmö
(septembre 2008) « Religions
et le Mouvement pour la Justice Globale »
Parmi
les actions menées, on peut citer pour donner une
idée :
- Octobre 2005, le RE/EN a adressé
une lettre de soutien à la
présidente du GSRP du Parlement Européen pour avoir
été à l’origine d’une
question parlementaire soutenue par 37 membres du PE et discutée
en séance
plénière (5.sept 2005) sur la manière dont la
Commission européenne entend
structurer son dialogue avec les églises et les organisations
non- confessionnelles
de conviction.
- Travail et campagnes d’information sur le Traité
Constitutionnel
Européen (TCE)[3]
.
Les positions résultant de ce travail réalisé ont
été présentées sur le
site de la Convention pour l’avenir de l’Europe, comme contributions de
la société
civile au débat public (« Paix, Guerre, relations
Nord-Sud, Libéralisme,
Europe Sociale, Racines Chrétiennes, Dialogue Civil
égal », 2003.).
Campagnes d’information sur le
traité constitutionnel dans plusieurs
pays
- Lettres adressées au président de la
commission européenne et au Président du parlement
européen sur des sujets
d’actualité. Quelques
exemples :
Directive 'de la Honte', mai 2008, Visite de
Benoît XVI 2007
c)
actions concernant la politique européenne et les relations avec
l’Afrique
Lettres adressées au Président de la
commission européenne et au rapporteur du parlement
européen EPA mai 2008, cf
EURONEWS 31 p 47
http://www.european-catholic-people.eu/euronews31fr.pdf
Cette rencontre rassemble les
délégués de tous
les membres du réseau (60 à 80 personnes) dans une ville
différente chaque
année. Elle est l’occasion de
* compte rendus des activités du réseau
décidées les années précédentes et
des projets en cours
* la tenue de l’Assemblée générale au cours de
la quelle sont faites les élections des animateurs du
réseau :
secrétariat, trésorier, groupe de coordination et
sont prises les
décisions, sont définies les orientations pour
l’année à venir, les projets
communs et sont coordonnées des actions dans chacun des
pays ;
* travaux en atelier, sur les sujets définis lors de la
préparation
de la rencontre ou de sujets dont le thème n’a pas encore
été épuisé
* d’une réflexion collective sur un thème
d’étude défini collectivement lors de la rencontre
annuelle précédente
* d’échanges sur les activités dans chacun des
pays membre.
- en Groupe de
coordination entre deux rencontres annuelles
Pour des questions pratiques, il n’est pas
possible de réunion tous les délégués plus
d’une fois par an. Les délégués
élisent donc chaque année lors de la rencontre annuelle
les membres du groupe
de coordination qui constituent l’organe de gestion du réseau.
Il est consulté
pour toute question concernant le réseau entre deux rencontres
annelles :
prises de position, documents à publier, actions à mener
en réaction à
l’actualité, etc. Cette consultation se fait essentiellement par
courrier
électronique, parfois par téléphone.
Le secrétariat est composé de 4 co-secrétaires
et du trésorier. Les consultations entre co-secrétaires
sont relativement
fréquentes et se font par téléphone ou par
courrier électronique
Les membres échangent beaucoup via internet,
surtout lors de la préparation des rencontres annuelles, lors
d’évènements
concernant le réseau européen se passant dans un des pays
du réseau ou dans les
régions avec lesquelles il a entrepris des contacts (Afrique et
Amérique
latine), ou lors de la réalisation de travaux dans le cadre des
ateliers.
http://www.european-catholic-people.eu/euronews.html
Elle est éditée par un des membres du
secrétariat (actuellement François Becker).
Elle publie des comptes rendus d’activité, des articles
de réflexion et
des informations sur les associations membre. Elle est
éditée de façon
électronique et placée sur le site du réseau.
http://www.european-catholic-people.eu/euronews.html
Ce bulletin publie les informations pratiques
et les documents internes au réseau (budget, procès
verbaux des Assemblées Générales,
informations particulières). Ce bulletin est aussi
édité par l’éditeur
d’EURONEWS.
http://www.european-catholic-people.eu
Ce site en quatre langues est encore à l’état
embryonnaire. Sa rénovation est en
cours
pour le rendre plus attractif et plus lisible. Il crée en
particulier des liens
avec les sites web des associations membres (cf http://www.european-catholic-people.eu/associations.html
)
[1] Un aperçu historique de la création de
DLE et des mouvements réformateurs est
donné sur le site de DLE http://droits-libertes-eglises.tk ). Il est
né d’un
manifeste de la liberté chrétienne initié par
plusieurs frères dominicains et
publié dans le journal « Le Monde » le 22
mars 1975. La rédaction de ce manifeste
a été
améliorée grâce aux suggestions reçues par
les premiers signataires. Cette
version améliorée du manifeste,
complétée par des commentaires et
des considérants destinés à en fournir les
attendus philosophiques et
théologiques, à en fonder les diverses affirmations et
à en éclairer la portée,
a été publiée en 1976 par les éditions du
Seuil sous le titre « Le
Manifeste de la Liberté Chrétienne, Texte et
Commentaires » et sous la
signature de huit des premiers signataires, Gérard
Bessière, Patrick
Jacquemont, Robert Jorens, Jean-Pierre Jossua, Henri Péninou,
Michel Pinchon,
[2]
Le Réseau européen a appelé
le Saint Siège à présenter,
comme il en a l’obligation, son rapport trop longtemps
différé à la Commission
des droits de l’enfant des Nations-Unies (CIDE) et y à inclure
un rapport sur
les abus sexuels commis par le personnel de l’Eglise précisant
les mesures
prises en faveur des victimes et pour la prévention
[3] Le Réseau européen s’est élevé contre l’esprit libéral et l'insuffisance du volet social du TCE, qui va à l’encontre de l’option pour les pauvres et les exclus qu’il défend. Il a demandé que le dialogue des institutions de l’UE avec les Eglises et organisations non confessionnelles de conviction soit régi par les principes généraux de la démocratie participative inscrits dans le projet de TCE. Dans cet esprit il a demandé la suppression de l’art. I-52 TCE (initialement 37 et devenu art. 17 du traité de Lisbonne (Traité sur le fonctionnement de l'Union) susceptible d’ouvrir la voie à des privilèges pour les Eglises et à de possibles ingérences dans la prise de décision politique et législative . Il a signé avec plusieurs organisations européennes un appel au retrait de cet article. Il a exprimé son opposition à une référence de valeur constitutionnelle, génératrice de division, aux racines chrétiennes de l’Europe ou à Dieu.